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lundi 3 septembre 2007

Au 51...

au 51

J'ai toujours trouvé que ça manquait, à Baie-Saint-Paul, une table digne de ce nom où ça ne sent pas la trappe à touristes. Entre la poutine de casse-croûte à 8 $, le McDo et le resto surévalué, il était presque impossible de bien manger au centre de ce magnifique petit village.

Eh bien, ce n'est plus le cas. Ouvert il y a de cela environ un an, situé dans une charmante maison presque bicentenaire, Au 51 propose un menu intéressant, fin et audacieux. Le cassoulet aux gourganes est suprenant et les viandes sont cuites et présentées dignement. Le menu est bien pensé, alors que l'on construit soi-même son repas pour 40 $, ce qui est, avouons-le, très raisonnable pour la qualité de la nourriture. Même chose pour la carte des vins : à point et pas trop dispendieuse, avec quelques importations assez audacieuses.

Le service est juste assez rapide pour ne pas que l'on s'impatiente, mais nous laisse le temps de bien goûter les plats, souvent des classiques repris à la sauce du terroir régional.

Et il y a même des bières locales.

Petit bémol, par contre. Les portions pourraient être juste un peu plus généreuses. À peine.

Au 51 - 51, rue Saint-Jean-Baptiste, Baie-Saint-Paul - Tél.: 418 435-6469. Menu saveur à partir de 39 $

Le Jardin Tiki

Hier soir, je suis allé manger au Jardin Tiki.
Aujourd'hui, j'ai mal au ventre.
Vive les buffets.

jeudi 2 août 2007

C'est gras, mais c'est bon...

C’est pas parce qu’il fait chaud qu’il ne faut pas parler de cuisine. Encore moins de cuisine bien grasse, chaude et rassurante comme celle que l’on retrouve Au Pied de Cochon. Ça faut plusieurs fois que je me dis qu’il faudrait que j’écrive à propos de ce resto et, à toutes les fois, je me convaincs que tout le monde et sa soeur l’ont déjà fait avant moi, que ça nedonne rien, etc.

Jusqu’à ce que j’y retourne. Après la deuxième cuillerée de soupe à l’oignon gratinée, j’oublie tout et je me dis qu’il faut que j’en parle à tout le monde.

Ça fait quatre fois que j’y vais et j’ai du apprendre à faire attention à ce que je commandais, sachant pertinemment que si je me laissais aller, j’allais probablement faire un infarctus avant la fin du repas. C’est copieux, c’est généreux, ça déborde.

Et c’est bon. Mais pas pour la ligne. Parce qu’on s’en fout, ici. La soupe à l’oignon est bien grasse, les bouchées de fois gras sont coulantes, le magret de canard est abondant, juteux et... gras. Et les fruits de mer, l’été, sont presque intimidants dans leur énorme plateau.

Le choix des vins est impressionnant et le service toujours parfait. Rapide, mais pas trop, courtois et sympa. Par contre, ne vous laissez pas tenter inutilement par la poutine au foie gras. Je l’ai essayé et tout ceux qui l’ont fait, à ma connaissance, auraient préféré manger autre chose, une fois le choc du goût passé.

Sinon, on réserve et on y va en groupe, histoire de pouvoir piger dans plein d’assiettes, surtout celle des autres.

J'ai pas de photo du resto, mais il y a le web, où vous pouvez même acheter le livre de recettes, un peu hors-norme, du chef Martin Picard.

Au Pied de Cochon - 536, rue Duluth Est, Montréal - (514) 281.1114 - entre 70 $ et 120 $, pour 2, avant taxe, service et vin.

samedi 7 juillet 2007

Réveil de papilles

À l'occasion d'un petit-déjeuner "d'affaire", j'ai retrouvé, cette semaine, les saveurs de mon enfance au célèbre et incontournable restaurant l'Express (3927 Saint-Denis, Montréal). Oubliés oeufs, bacon et autres pains perdus. Deux tranches de pain brioché grillé, un petit pot de beurre, quelques cuillères de confiture à la rhubarbe. Je me suis enfui au paradis. L'expresso goûtait mes rêveries parisiennes. La compote pommes-poires m'a titillé les papilles telle la tarte-tatin de ma grand-mère... Ah oui la réunion fut fructueuse. Même pas envie de parler de prix. Une autre fois peut être... Psst, le soir y est également servi une cuisine absolument délicieuse.

lundi 25 juin 2007

M sur Masson

MComme nous avions reçu, Caro et moi, un magnifique certificat-cadeau du restaurant M sur Masson et que c’était ma fête (merci!) dernièrement, nous nous sommes dit que l’occasion était trop belle. En fait, soyons honnêtes, toutes les occasions ne sont-elles pas bonnes lorsque vient le temps de faire de nouvelles découvertes culinaires ?

On nous avait dit beaucoup de bien à propos de ce tout petit resto. Minuscule serait même plus approprié. C’est exiguë, une dizaine de tables tout au plus, mais très accueillant. Et je dois vous avouer que c’est la première chose qui nous a frappé : on se sent immédiatement chez soi.

La carte est intéressante, tout comme l’ardoise. Fait à noter, le menu offre un plat qui se trouve à être la spécialité d’un autre resto. Cette fois-ci, c’était un poisson en papillote en provenance de New York (la recette, pas le poisson).

Étant amateur de soupe à l’oignons, je fus heureux d’apprendre qu’elle faisait office de spécialité de la maison. Avec un petit goût de caramel, j’avoue avoir été séduit. Caro, elle, s’est laissé prendre par le plats de champignons et chorizo, un peu trop cuit à son goût.

Pour le plat principal, j’optai pour le T-bone de veau, avec champignons et sauce à la truffe blanche. Si la viande était parfaite, les champignons étaient peut-être un peu trop goûteux, annulant presque la délicatesse de la viande. Mais je suis sévère, j’avoue.

Caro, elle, opta pour l’agneau qu’elle a bien aimé, mais la sauce manquait un peu de contraste. Probablement que nos accompagnements respectifs auraient mieux été avec le plat qui lui faisait face.

Pour désert, alors là, on se trompe rarement avec les profiteroles. Et elles étaient parfaites.

Une très bonne note pour le service sympathique, courtois et agréable, vraiment, juste pour ça, on a envie d’y revenir. Par contre, il faudrait peut-être ajuster un peu les mariages de goût. Il ne manque vraiment pas grand chose pour que tout soit vraiment bien.

Mais, quand même, une excellente soirée !

M sur Masson – 2876, rue Masson, Montréal – (514) 678.2999– entre 120$ et 200$ pour 2.

dimanche 29 avril 2007

Pas bouchonné pour 2 sous!

Eh bien, quant à moi, j’étais bien content de voir que le Bouchon était plein. En fait, lorsque nous y étions allé, la première fois, nous avions été enchantés par la bouffe et le décor, mais déçus parce que le resto était pratiquement vide. Il était donc facile d’anticiper que la horde du plateau, bien décidée à ne pas franchir le voie ferrée qui sépare la civilisation du reste du monde (selon les plateauziens, bien entendu), allait passer à côté d’une belle petite aventure gourmande. Tant pis pour eux, mais aussi tant pis pour nous, parce qu’un resto vide, c’est déprimant pour tout le monde.

Bref, hier soir, il y avait du monde à la messe, à notre grand bonheur. Et le service tout aussi exquis, courtois et sympathique que la dernière fois. Ni trop lent, ni trop rapide. Juste le temps qu’il faut pour laisser l’apéritif (un gin tonic pour moi) faire effet et me donner envie de mordre à belles dents dans ma tarte flambée, en entrée. Délicieuse et légère, la pâte brisée fond dans ma bouche, laissant une place de choix aux oignons et au fromage qui se déploient sur mes papilles gustatives. Un peu de verdure croquante nous permet d’apprécier les différentes textures.

Le vin, un pinot noir Chorey-les-Beaunes, est servi à exacte température. Il prend toute l’ampleur qu’il devrait et permet au magret de canard (bien oui, je n’ai pas pu empêcher Anne Caroline de commander comme moi, mais bon...) d’atteindre son plein potentiel. Par contre, comme mentionné dans le texte précédent, un petit peu plus de cuisson aurait permis de masquer le goût du sang qui prend un peu trop de place. Mais, en bon homme des cavernes que je suis, je dois avouer que j’y ai quand même pris plaisir...

En dessert, une Pinotte (c’est le nom) composée de fudge aux arachides, croquant et craquant, nous permet de terminer ce repas par une défaite en prolongation. Pour la première fois, Anne Caroline a choisi un meilleur désert que moi et j’avoue que son sorbet glacé à la noix de coco, léger crémeux et onctueux à souhait, contre-balance beaucoup mieux le magret.

La carte est courte, ce que j’apprécie parce que je sais que, peu importe ce que je choisis, le chef est en mesure de l’apprêter à sa pleine mesure. Par contre, une carte des vins plus étoffée nous aurait séduit. Dans l’ensemble, ce fut une soirée aussi parfaite qu’elle peut l’être. Prévoir environ entre 125 $ et 200 $ pour deux personnes, avec le vin.

Le Bouchon de Liège, 8497, St-Dominique (coin De Liège) Montréal (Québec) H2P 2L4 | Téléphone 514 807 0033

Voyage à dos de bouchon


Les brumes alcoolisées se dissipent doucement, laissant derrière elles le doux souvenir d’un voyage au coin de la rue à saveur de pinot noir. Pourquoi donc ? Ah oui ! Je me souviens ! C’est que Steve Lemieux (chef cuisinier), et Sylvain Leduc (sommelier) du Bouchon de Liège nous ont fait voyager à dos de bouchon hier soir ! Écoutez ça :

Pour me mettre en bouche, j’ai laissé fondre sur ma langue des ris de veau servis en légers beignets saupoudrés de paprika. Ils étaient déposés sur une plage de concombres frais à l’aneth à l’allure d’algues marines tout juste refoulées par la mer.

Il y a 1001 façons d’apprêter les ris de veau, ce qui transforme chaque nouvelle dégustation en aventure pas toujours heureuse (je vous raconterai bientôt celle du Cabotin), mais cette fois, l’expérience a été une réussite. La combinaison d’épices choisie et l’accompagnement laissaient une agréable sensation de chaleur exotique et de fraîcheur printanière sur le palais. Un délice qu’il serait peut-être mieux, cependant, de servir plus modérément. Les entrées trop copieuses laissent toujours mon estomac gourmand un peu frustré de chercher sans succès de l’espace pour la suite de la fête.

Le Dry Martini et le premier verre de Chorey-les-Beaunes 2003 ayant allumé quelques étoiles dans ma tête, j’ai poursuivi avec un magret de canard de Barbarie servi, lui aussi, sur un lit à l’image d’une plage à marée basse et rehaussé d’une salade de tomates fraîches aux herbes. Là encore, le mélange chaud-froid, décidément à la mode sur les comptoirs des chefs, était une réussite. L’animal, bien que très goûteux, aurait toutefois mérité quelques minutes de plus dans la poêle. Ceci aurait évité que le goût du sang ne camoufle un peu celui de la volaille et que sa peau se détache seul dans l'assiette, en plus d’éviter que la jolie mer jaune et verte du fond de l’assiette ne vire au rouge après le premier coup de couteau.

La bouteille en fin de course et la voie lactée dans la tête, j’ai terminé par une boule de sorbet à la noix de coco surplombée de biscuits aux pralines. Un vrai délice qui a enrobé mon estomac de soleil tropical alors qu’il s’apprêtait à tituber sous mon parapluie.