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mardi 29 janvier 2008

Le Diner

Photo de Linda Ruiz sur Megapixel.net

Un ami m'a glissé dans la main la carte du Diner, un resto original au coin de Gilford et de Lanaudière, en me recommandant fortement d'y faire un tour. Il paraît que ça vaut le détour. Connaissez-vous ?

lundi 19 novembre 2007

Cash and Curry

Les tuques et les mitaines sont de retour, mais ce n'est pas une raison pour avoir froid aux papilles. Je vous suggère donc un petit tour dans un minuscule restaurant de la rue Duluth. On y sert le meilleur curry malaisien de Montréal selon les connaisseurs et le cadre vaut vraiment une visite et plus d'une même. Après la première rencontre, vous ne penserez qu'à y retourner.

Au premier coup d'oeil, l'endroit ne paie pas de mine. Une toute petite pièce, 5 ou 6petites tables colorées, des bougies, des ordinateurs connectés à internet, de la musique électronique juste assez forte pour mettre de l'ambiance sans empêcher les discussions. On vous sert de l'eau dans des grands verres en plastique coloré en vous invitant à choisir votre curry sur l'ardoise. Les fumets qui embaument l'endroit mettent l'eau à la bouche alors on s'empresse de commander.

Viennent ensuite les assiettes fumantes joliment présentées, votre voyage sur la route des épices peut prendre sa vitesse de croisière. Un délice dont vous ne pourrez plus vous passer !

Cash and Curry - 68 rue Duluth Est - Montréal - (514) 284-5696 - Prévoyez environ 30$ pour deux et pensez à apporter votre vin. Vous pouvez aussi passer chercher vos plats à emporter !

mercredi 10 octobre 2007

L'Express, l'indémodable, l'incontournable

Pas besoin d'une occasion spéciale pour s'attabler à L'Express. Juste d'une envie de réconfort familial car on s'installe à cette table comme on met les pieds sous celle de maman. Depuis 27 ans, s'évade de ce restau le même fumet réconfortant de plats qui mijotent doucement sur le feu. De la soupe de poissons à la crème caramel, en passant par les os à moelle ou le boeuf braisé et une carte des vins qu'on a envie de dérouler tellement elle n'en finie plus, on se régale.

Un peu comme Au Pied de cochon, les clients de l'Express sont pour beaucoup des habitués, plusieurs mangent seuls au bar comme au comptoir de leur propre cuisine. Par contre, alors qu'au 536 de la rue Duluth, le chef est un adepte de nouveautés, au 3927 de la rue Saint-Denis, on se veut maître de la tradition. Et même si les petits plats sont dans les grands et que le personnel de noir et blanc vêtu à un petit air pincé et une serviette blanche sur le bras, on a le goût de s'attacher la serviette autour du coup pour boire sa soupe à même l'assiette et de parler et rire la gorge déployée.

L'Express - 3927, rue Saint-Denis, Montréal - Tél.: 514 845-5333.

lundi 3 septembre 2007

Aventure dans l'antre du kitsch

Ah maudit médias qui influencent nos vies jusqu'à nos expériences culinaires... Hier soir, j'ai succombé à la tentation que faisait miroiter l'intrigant reportage d'Émilie Dubreuil de Macadam Tribus : À la rescousse du patrimoine architectural kitsch montréalais. On nous y faisait découvrir quelques paradis du kitsch de la métropole dont le Jardin Tiki, un buffet chinois décoré à l'hawaïenne à grand renfort de lumières multicolores, de palmiers et coquillages artificiels, sans oublier la musique typique des îles du Pacifique et le personnel en chemises fleuries.

Un tel endroit pique la curiosité et il faut dire que le voyage à l'est de la rue Sherbrooke en vaut la chandelle : le Jardin Tiki offre un dépaysement total, dans le temps et dans l'espace. On se croirait sur une base militaire américaine des îles Hawaï pendant la deuxième guerre mondiale. Cependant, assurez-vous d'avoir l'estomac bien accroché avant de vous attabler car, en matière de buffet chinois, on a vu mieux. La fraîcheur n'est pas toujours au rendez-vous et on ne mange pas toujours ce qui est indiqué. Par exemple, on vous sert de la dinde laquée à la place du canard laqué. Pas fort... Rabattez-vous sur la contemplation du décor en sirotant votre cocktail géant ça ira mieux.

Le Jardin Tiki - 5300, rue Sherbrooke Est, Montréal - (514) 844-4227 - entre 17 et 25 $ par personne (cocktail compris).

vendredi 10 août 2007

La Sala Rosa

Un de mes petits plaisirs au resto, c'est de goûter aux assiettes des autres bien allègrement. Dans ce cas, pour multiplier le plaisir il n'y a rien de mieux qu'un bar à tapas. On y va en groupe, on commande plein de choses un peu au hasard et, les deux mains dedans, on se livre à un délicieux gueuleton.

Pour ça, une adresse : la Sala Rosa, un restaurant espagnol où ça sent l'huile d'olive et le chorizo ibérique, où on parle et on rit fort dans un décor simple et chaleureux. Au menu, tapas, paella et brunch le week end servi par un personnel hispanophone sympathique et efficace. Pour les amateurs, il y a aussi un spectacle de flamenco tous les jeudis soirs.

Ah ! puis, la Sala c'est aussi une salle de spectacle (juste au dessus du restau) alors si vous allez manger pourquoi pas faire d'une pierre deux coups !

La Sala Rosa - 4848, Boulevard St.Laurent, Montréal - (514) 844-4227 - entre 110 et 130 $, pour 4.

dimanche 22 juillet 2007

Maudit service !

Au mois de mai, je suggérais deux adresses dans Villeray où satisfaire les bidous adeptes de déjeunés-brunch : le Coin G et L'Enchanteur. Et bien, stop ! C'est fini, Franky et moi remballons nos couverts à la recherche de nouvelles adresses !

Le Coin G et L'Enchanteur sont tous deux atteints d'une maladie très courante chez les restaurateurs qui jouissent de plus de popularité qu'ils ne peuvent en gérer : la maladie du maudit service.

Ce matin, nous avons attendu pas moins de 25mn dans la file à L'Enchanteur. Certes, la terrasse était pleine mais la salle à manger était à moitié vide (ou pleine, comme vous préférez) et personne ne daignait venir accueillir la clientèle. Quand finalement nous avons pu nous asseoir et soulager notre début d'insolation à l'intérieur, nous avons eu le temps de nous auto-digérer en attendant nos assiettes pendant 35mn. Ensuite, il a fallu encore attendre à la caisse pour payer. On se serait cru à la RAMQ sauf que là il n'y avait même pas de numéro !

Ce n'était pas la première fois que ça nous arrivait depuis quelques semaines, et c'est sans compter le nombre de fois où nous avons renvoyé des assiettes que nous n'avions pas commandé ou régurgité dans nos serviettes des fruits avariés. Malheureusement, nous avions délaissé le Coin G pour les mêmes raisons depuis un moment.

Aujourd'hui, c'en est assez ! Nous nous mettons à la recherche d'une nouvelle table où déjeuner dans Villeray. Envoyez-nous vos suggestions !

samedi 9 juin 2007

Le Cabotin : extravagance maximum et déception

Ce soir là, miss Folie devait souffler une bougie de plus. Il ne fallait surtout pas manquer ça, d’autant plus que l’invitation laissait entrevoir une nouvelle découverte culinaire. Nous voilà donc partis loin de notre Villeray cocon direction le 4821 rue Sainte-Catherine Est. Le nom du dit lieu, sa réputation d’extravagance, et sa carte entendue ici et là nous emplissent de curiosité.

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’endroit est surprenant : une ancienne mercerie convertie en restaurant. En entrant, une serveuse vous accueille, une petite culotte blanche sur la tête, une chaussette sur le bras et le sourire accroché aux oreilles. Au milieu de la grande salle pleine de familles attablées, un grand comptoir derrière lequel s’affairent cuisiniers et serveurs. Aux murs, des mosaïques de boutons multicolores. Au plafond, des lampes de chevet collées tête en bas. Tiens, c’est du Folie tout craché, la soirée s’annonce enjouée.


La carte est alléchante, j’opte pour une mousse de ris de veau suivie d’un cassoulet. Les discussions autour de la table font échos aux éclats de rires qui remplissent la salle. Le service est agréable. La mousse de ris de veaux aux violettes est servie sur un lit de jeune salade croustillante. Marier eau de fleurs et ris de veau... hum... mauvaise pioche : pauvre ris de veau transformés en mousse de savon.

Espérons que le cassoulet rattrapera l’expérience. La préparation de haricots et de canard confit est servie dans son traditionnel creuset de terre individuel, miam miam... mais qu’elle est cette croûte saugrenue qui surplombe la chose ? Mon cassoulet est couvert d’une croûte de chapelure au point où elle s’est mêlé à la préparation pour en faire une bouillie à l’allure d’un triste gruau du lundi matin. Quelle déception ! Moi qui salivais d’envie d’un vrai cassoulet traditionnel.

Nous sommes repartis du Cabotin une larme à l’estomac et un point d’interrogation dans les yeux. Pourquoi tant d’extravagance tant sous les yeux que dans la fourchette ? Pourquoi une carte fine sans chef cuisinier à sa hauteur ? Le concept surprenant du Cabotin est intéressant et le drôle de service est très agréable cependant une carte de type bistrot plus simple et plus abordable aurait bien mieux convenue à l’endroit et aux capacités du cuistot.

Le Cabotin – 4821 rue Sainte-Catherine Est (coin Théodore), Montréal – (514)251.8817 – entre 60 et 80$ pour 2.